À l'heure où le soleil accroche encore les vignes d'Obernai, 650 coureurs se rassemblent à Saint-Nabor.
L'air sent la résine et la terre humide. Les bénévoles distribuent les dossards près de l'Espace ADAM, on entend la voix du speaker, quelques rires nerveux. Un dernier check des lacets. Le club joue la sonnerie. Et puis tout part — tranquillement d'abord, le temps que les jambes trouvent le bon rythme.
Trois kilomètres plus tard, la forêt avale tout. La montée du Kienberg sépare déjà les sourires des grimaces. Le Mur Païen surgit en lisière de crête — ces blocs énormes, dans le contre-jour, c'est un moment qu'on n'oublie pas. Au Mont Sainte-Odile, le couvent veille. La plaine s'étire en contrebas.
Vers 19h30, les premiers reviennent. Vers 21h, c'est la grande tablée commune. Tartes flambées qui sortent du four, Crémant d'Alsace, accordéon parfois. Les coureurs des deux distances mangent à la même table. Personne ne demande votre chrono.
→ C'est ça, le Trail du Mur Païen.